Nathalie Sanche vit en Estrie depuis une quinzaine d’années, et elle y travaille depuis ce temps comme artiste-sculpteure professionnelle. Au départ, ses œuvres s’articulaient autour de volumes généreux comme symboles du féminin sacré : des sculptures d’aluminium et de bois, des femmes-tiroirs qui s’élevaient sur la pointe des pieds pour contrer les lois de la gravité. En 2011, des changements l’ont obligée à faire une pause. Une longue pause. Puis, elle a repris ses études. Dernièrement, alors qu’elle a été diplômée en théologie et en psychologie de l’université de Sherbrooke, ses recherches l’ont amenée à s’intéresser à d’autres médiums artistiques : le dessin et la peinture.

C’est l’imaginaire animé d’un souffle spirituel
(1) qui inspire Nathalie Sanche. Cette double inspiration se transpose comme un flot circulant dans tout son corps, et puis s’incarnent en œuvres, à mi-chemin, entre l’abstraction et la figuration. Une abondance de lignes et de formes juxtaposées, rayonnantes. L’artiste sculpte la peinture à coup de pinceau et puis la texturise à l’aiguille. Chaudes ou froides, les couleurs sont intenses et vives. L’agencement des formes rondes et circulaires s’apparente à des études d’astronomie ou de planétologie. À  d’autres moments, l’œuvre est portrait, des sortes de représentations iconographiques, figures énigmatiques et mystiques.

Attention : les œuvres de Nathalie Sanche provoquent un espace, l’instant d’un éclair, afin que le spectateur puisse apercevoir une assise pour s'y reposer un moment.

1. Kandinsky, Du spirituel dans l'art, éd. Denoël, 1989, p. 197

Démarche artistique

C’est l’imaginaire animé d’un souffle spirituel qui inspire Nathalie Sanche. (Kandinsky, 1989)